samedi 29 novembre 2008

L'entêtement de Harper et le (difficile?) choix des Libéraux

Pfff... j'essaerai d'être bref, même si j'ai plein de choses qui me passent par la tête!

Premièrement, Harper est, habituellement, un habile politicien. Un trou du cul, mais un habile politicien. Ça m'énarve (sic) de le voir se laisser défaire par l'opposition. Même s'il retarde le vote d'une semaine, ce n'est pas pour leur faire plaisir et essayer de s'entendre... c'est probablement pour se donner le temps de lancer une vaste campagne publicitaire, grassement payée, afin de tenter de désinformer et manipuler l'opinion publique. Et il ne fera pas dans la dentelle...

Ensuite, une fois renversé, qui dirige la coalition Libéral-NPD? Stéphane Dion qui a un pied dans la porte? Malheureusement non. JackLayton ne fera pas l'unanimité car les Libéraux, en bon chauvins, voudront l'un des leurs à la tête car c'est leur parti le premier parti d'opposition. Le chef du deuxième parti d'opposition, Gilles Duceppe, refusera probablement le poste (avouez que ce serait cocasse : "The Prime Minister of Canada, The Honorable Gilles Duceppe"). De toute façon, son parti va collaborer, mais ne demandera probablement pas de ministère. (Quoique j'imagine un député bloquise, ministre du patrimoine et de l'unité canadienne!). J'en viens donc au difficile choix des libéraux: est-ce qu'on poursuit la course à la chefferie, ou on se couronne un chef "dre-là". Nommer Michael Ignatieff comme chef de la coalition, en maintenant la course à la chefferie, ça ne fait pas sérieux. Il faudra donc nommer un député Libéral qui ne participe pas à la course et qui ferait l'objet d'un consensus, ou mettre fin à la course et nommer Ignatieff comme chef tout de suite. Ce serait comme dire "désolé démocratie interne du parti, mais il y a plus important pour l'instant.". Mon choix? Comme je ne suis pas Libéral, je dirais: prenez Jack comme PM jusqu'aux prochaines élections et les Libéraux, finissez votre course à la chefferie.

Maintenant, il faut espérer : si on veut se débarasser de Harper, il faut 2 conditions...
  1. le gouvernement de coalition réussira à diriger pour un bon 18 mois (ouch... on peut rêver) et empêchera l'économie canadienne de pérécliter autant qu'ailleurs dans le G8; de plus, l'arrivée d'Obama le 20 janvier pourra aider: les canadiens verront un gouvernement qui s'entend bien avec son voisin du sud, ce qui ne serait pas le cas avec Harper.
  2. une fin de gouvernement de coalition sans animosité entre les 2 principaux partis de la coalition. Si la coalition explose dans un déchirment total entre les 2 partis, il vont se faire campagne sur le dos et les conservateurs pourront en profiter
  3. Après ce scénario, Harper pourrait être relégué à l'opposition ou à un gouvernement minoritaire (encore) affaibli. Sese membres, exaspérés lui montreront à ce moment la porte!
Réveillez-vous, j'ai fini mon rêve!

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